Régulièrement, je me dis : douce enfant, bouge-toi la souris, va faire un tour sur les blogs de tous ces gens qui habitent là où tu a habité, là où tu retournes parfois, sans avoir le temps d'aller les voir.

Et généralement, à la fin de ma lecture, je me prends à regretter d'avoir fait un tour des blogs, les uns après les autres, sans pose. La déprime générale me touche. Je veux dire, après la déprime de septembre, il y a eu la déprime de novembre, puis celle du début de l'hiver, puis celle de Noël, puis celle de l'après-nouvel an, puis maintenant, celle de janvier. Bientôt celle de février, de l'entrée en printemps, des giboulées de mars, de la fin de l'année scolaire, des exams, de l'été...

Dites, vous en avez pas marre de déprimer ? De tartiner une ''déprime'' plus ou moins bien emballée sur le net ? Heureusement qu'il reste quelques blogs disons, joyeux et vivants.

Mais je vous en veux pas ; c'est un cercle vicieux : je me sens moyen bien, je me dis que je ferais bien d'écrire dessus histoire d'aller mieux, et puis pof ! à force d'écrire, le clavier écrit presque tout seul, ce qui fait qu'on se sent vraiment déprimé(e). Donc, une belle déprime en spirale plus superficielle qu'une déprime sur un blog, je connais peu.

Faut croire que j'ai du bol.

Ici il pleut, il fait du vent, ma famille est loin de moi, j'ai froid aux pieds, mais j'aime ma petite vie, j'aime ma ville, j'aime mes potos, et j'aime ce que je fais.

J'ai trop du bol. Vous m'en voyez ravie.