Fallait trouver un titre...

Une page de vie, histoire de souffler sur la morosité ambiante... Comme on souffle une bougie (par le côté large de l'entonnoir).

19 juin 2007

Le Grand Silence...

Un film vu avec mon cher parrain et sa tendre femme, un 1er Janvier, tôt dans la journée (oué, vers les 17h quoi), qui m'avait bien marquée, et donc, le voyant à l'affiche du seule cinéma potable à Dublin, j'y ai traîné des amis... Voici quelques réflexions qui en ressortent. Je me sens obligée de les lier à des images, qui reviendront certainement à l'esprit de ceux qui l'ont vu...


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A tous, ils se donnent à l'écran - qui que ce soit dans la salle, toutes ces images, toutes ces vies "étalées", "nues" vraiment...
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La caméra suit un vieux frère monter des escaliers, encore et encore - même pas plus essoufflé que ça ! L'oeil s'attarde sur les détails de sa salle de travail, du tissu, et des boutons... Tous ces boutons, tous différents... Peut-être en faisant la robe d'un des frères, sachant que ce frère préfère ces boutons-là, il lui coudra ceux-là, cette forme-là. Peut-être pas. Peut-être ne se connaissent-ils que peu finalement. Je me donne entièrement à Dieu, mais cela revient-il à dire que je t'aime ? Nous vivons ensemble, dans les mêmes conditions, tendant vers un même but - Dieu. Mais te connais-je vraiment ?
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Observé, être observé, vivre en étant observé. Nous voici au contraire de Big Brother et autres Lofts ? La liberté de refuser la caméra ?
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Est-il un signe extérieur de la prière ? Une "pose" ? Peut-on prier "n'importe comment" ? Là, je me rappelle de temps d'adoration à Lübeck où, appuyée contre une colonne, le corps se relâche... Un maître zen peut voir à la position du dos de son disciple si celui-ci médite ou fait semblant... Peut-on ?
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"Et vous faire vivre de sa communion" - la communion au Christ - attention aux dérives spiritistes...
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Deux postulants demandent à la congrégation de les accepter au sein de la Grande Chartreuse. Le supérieur parle d'une voix très lente, très lente. Le geste supplante la parole. Le baiser d'accueil, relever le frère qui s'abaisse... Les regards parlent bien plus que les regards du métro, de tous les jours. L'expression est plus apaisée, plus concentrée sur ce qui se passe là.
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Les frères viennent régulièrement se faire raser la tête - avec les cheveux, toute une partie de vie qui s'en va. Le postulant voit tomber ses cheveux au sol. Autres temps, autres lieux... Un nouveau départ...
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Des prie-Dieu comme autant d'invitations à la prière... Si on ne le connaît pas, on ne peut pas suivre Dieu (cf 1Sam3, je crois que c'est la bonne référence - je suis censée la connaître, j'ai fait un essay là-dessus cette année). Dans la Chartreuse, à chaque coin d'un couloir, d'une salle, il y a ce prie-Dieu, avec une bougie allumée. D'accord, dans chaque pièce, c'est beaucoup, mais tout de même, c'est beau d'avoir cette invitation. Toujours. Partout...
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L'importance de la formation des novices. Armer le novice d'outils qui lui permettront de poursuivre sa quête avec plus de possibilités. Comme une préparation au mariage - une vraie. Savoir où l'on va, dans quoi l'on s'engage.
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"Tu m'as séduit Seigneur, et moi, je me suis laissé séduire" - j'ai accepté ta séduction, de pleine volonté, vraiment.
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Ces visages en plan fixe, sur l'écran, ces yeux clairs, purs. En vie, ils bougent, mais ils sont calmes, "still" en anglais, comme un jeu de mots sur "immobile" et "encore"...
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L'amour se voit dans le regard, pas dans l'acte. Le frère coupe des céleris pour le repas des frères. On voit son regard, ses yeux, mais on ne voit pas ce qu'il fait, on ne voit pas les céleris, ses mains, la planche, le couteau, non, on voit son regard, sa concentration, son attention.
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La caméra se promène sur le plancher; des ombres se dessinent sur le parquet (ah purée, quel parquet !). Et puis tout à coup, une ombre bouge: c'est celle du frère, qui est penché sur sa table de travail. Le moine fait partie de ces ombres, de cet univers, de la lumière... Tu vois ce que je veux dire ? Il appartient à quelque chose de plus grand, il est comme la chaise, son ombre ne fait guère de différence. (C'est un compliment... Si, si)
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Un vieux frère va nourrir des chats. Petits rires nerveux dans la salle. Parler aux chats pour exercer sa parole ? La parole se perd-t-elle dans cet univers de silence ? (un peu comme mon français académique, dirai-je... Lequel est catastrophique)
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Plusieurs fois, on voit cette image d'un arbre enneigé, mais on peine à faire la différence entre cette neige et des fleurs nouvelles du printemps. La vie est là, "cachée" aux yeux des hommes ? Une vie plus blanche ?
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Le silence laisse l'homme libre de penser. La musique entraîne le sentiment. Beaucoup de choses se passent dans la tête de tous ces gens assemblés dans la salle de cinéma. Beaucoup réfléchissent devant ces images.
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Deux frères se rencontrent dans un couloir. Ils frôlent chacun le mur opposé. Faire un grand détour pour ne pas gêner l'autre? Quid de la rencontre?
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L'angélus sonne - tous, quoi qu'ils fassent, s'agenouillent et prient, l'espace d'un instant. Où que l'on soit, tout endroit est bon pour la prière. S'arrêter et prier - offrir à Dieu son activité. Ne pas l'oublier - offrir, s'offrir. C'est à peu près tout ce que l'on a, après tout.


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Allez, voilà les cinq premières pages du carnet de notes. Les prochaines un peu plus tard... Qu'en pensez-vous?

Posté par Sunglow à 17:31 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


12 juin 2007

La Bohême...

Ca voulait dire qu'on est heureux...

Sunglow back in love...

Et sur Panam pour le w-e du 14 juillet... avec son prince...

Posté par Sunglow à 11:05 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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